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Lamusa II & Superlate, folk no-wave et psychédélisme

Une fois par mois, le collectif bordelais tplt s’emploie à promouvoir sur les ondes leur esthétique, leur vision de la musique et les artistes qui leurs tiennent à coeur à travers des shows radio menés par ses résidents. C’est à chaque fois l’occasion de découvrir un pan, toujours en perpétuelle évolution, de ce qu’ils apprécient et jouent lors de leur série d’événements Le Verger / La Serre. De la sélection dub atmosphérique à des éléctronismes obscurs, le spectre musical est hétéroclite, à l’image de leurs programmations saisonnières.

Vous pouvez les suivre sur Facebook ici : tplt.



Lamusa II est un véritable esthète, d’origine italienne il est également imprégné depuis quelques temps par l’atmosphère parisienne. Giampaolo Scapigliati de son vrai nom a récemment sorti « Sulfureo », un onze-titres aux ambiances complexes sur le sub-label d’Hivern Discs. Véritable aventure tribale et bien chaude aux orées d’une teinte expérimentale, le jeune artiste narre à chaque trait un voyage intime sur une trame techno. Ce podcast dévoile un pan nouveau de son itinéraire entre synth-pop et folk psychédélique, toujours avec un intérêt rythmique dominé et taquin par un back-to-back avec le résident de tplt Superlate. Les guitares saturées et ténébreuses inondent cette émission, entremêlées par des soubresauts vocaliques éthérées où la batterie effacée est marquée par coup sec et plein d’écho.

Lyl

Quand on pense à Superlate, on pense souvent à un rythme lent et à une musique pour danser à la fois lascive et hypnotique. Passionné depuis l’enfance par les disques vinyles - Clyde est enfant de disquaires - notre résident Superlate fait tourner des galettes de wax bien chinées où les genres s’effacent pour laisser place à une ambiance, à une âme particulière et toujours de bon goût. L’aventureux bonhomme est un sélector assuré et convaincant dont l’appel du club et d’une autoroute lisse en BPM ne le laisse jamais dévier de sa voie : il préfère les tempos plus apaisés où le rythme croise plus aisément les battements du coeur humain, créant alors une osmose entre la musique et les danseurs.



Textes par Lucas Perrot.