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Jean-Baptiste Besançon, la liberté par l'abstrait.

Jean-Baptiste Besançon est un artiste Bordelais que nous avons rencontré afin qu'il parle de son art, sa peinture et sa carrière. Peintre autodidacte depuis l'adolescence, il a déjà réalisé de nombreuses expositions dans l'hexagone notamment à l'institut culturelle Bernard Magrez.
Sa peinture, abstraite, est porteuse de liberté, de technicité et de spontanéité.

- Peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?
Je m'appelle Jean-Baptiste Besançon, j'ai 32 ans et je suis artiste peintre. Je suis né à Bordeaux, je peins depuis longtemps. J’ai commencé par le dessin classique quand j'étais petit, ayant une sensibilisation à l’art plastique avec une attirance particulière pour l’ombre-lumière et les contrastes. J’ai fais une petite escale en communication visuel (graphisme) et je suis retourné aussi vite à la peinture, discipline à laquelle je me consacre maintenant. 


Photo : Carine Idy

- Est-ce qu’un fait en particulier t’a amené à la peinture ? Ou est-ce que tu tiens ça d’un héritage familial ?
Un fait précis je ne pense pas. Je suis issu d’une famille d’antiquaire, j’ai grandi avec des peintures et des objets qui ont inévitablement eu une influence artistique sur moi.


- Tu disais avoir pratiqué le graffiti pendant pas mal d’années, en quoi cette pratique a-t-elle été à la fois complémentaire et utile pour la suite de ton oeuvre ? 
Cette pratique m’a permis de m’affranchir des formats instaurés chez les marchands de toiles. Se confronter à une surface verticale qui s’offre à vous provoque une sensation de liberté incontestable. Avec l’expérience, ce sentiment peut se ressentir également sur la toile, c’est une question d’échelle et d’outils.



- Quels sont les courants artistiques et les artistes qui ont le plus d’influence sur ce que tu fais aujourd’hui ? 
Parmi les courants artistiques qui m'influencent, on retrouve l'expressionnisme abstrait, l'abstraction lyrique et le tachisme.
Au niveau des artistes, Hans Hartung, Clyfford still, Rober Motherwell, Paul Jenkins ou encore Olivier Debré m'inspirent.


- Comment définirais-tu tes oeuvres ? As-tu un message à faire passer à travers tes toiles ? 
Il n’y a pas de message prédéfini dans ma peintureJe répond à une envie, un besoin peut-être, j’aime créer. La lumière, les formes, la force, la matière sont des sujets qui m'ont toujours passionnés et tout ce qui m’entoure m’inspire.


- Quelles sont les principales questions que tu es amené à te poser pour faire évoluer ton art ? 
Je ne me pose pas spécialement de question, je suis dans l’action de peindre, dans le concret, dans l’instant.
« C’est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche » (Pierre Soulages). 


- Exposer en galerie ou dans des group shows, est-ce une fin en soi ou quelque chose que tu évites ?
Une fois la peinture réalisée, il est important pour moi de la partager, il faut qu’elle se confronte aux regards, qu’elle vive. La galerie est bien sur un lieu adapté.


- À l’heure du numérique et des réseaux sociaux, comment gères-tu ton image d’artiste ? 
Exposer dans des galeries est souvent une chose complexe, les réseaux sociaux sont des outils où, en tant qu’artiste peintre, on bénéficie d’une grande visibilité. Disons que c’est un premier moyen de connexion qui permet de présenter son travail, de partager souvent avec des gens curieux, mais elle ne remplacera jamais la présence physique d’une oeuvre où l’on y ressent la matière, le format et l’émotion. 

Instagram:@jean_baptiste_besancon

http://www.jbbartwork.com/
























Par Raphaël Le Manchec
Photo de couverture Carine Idy