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English Casual : Une culture entre dandys et hooligans !
A l'occasion du dernier drop de Stone Island et du début de la coupe du monde en Russie, il y a un sujet, une mode, une culture que l'on ne connait que trop mal et qui effraie les gens, à tord ou à raison. Nous allons vous parler de la culture Casual, souvent assimilé au hooliganisme anglais, mais elle ne se limite pas qu'à ça, c'est une culture riche, des gens passionnés et une vraie identité.

La tribu comme moteur



L'anticonformisme comme point de départ

La culture casual est née d'une volonté de rupture avec les générations précédentes, c'est un look sport mais pas que, car il ne suffit pas de mettre un survêtement et de se dire casual, ce sont des us et coutumes bien définis et très stricts. Il s'agit de détourner les codes du conformisme, et de trouver dans ces tenues conventionnelles un moyen de revendiquer une tribu et le sentiment de camaraderie qui va avec. Car au-delà d'une mode, c'est une culture !

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Un sentiment d'appartenance

Ce qui prime c'est le sentiment d'appartenance, un groupe, une Firm comme disent les anglosaxons. Certains groupes fonctionnent comme des fraternités se réunissant autour d'un amour commun pour le football et d'autres comme des armées réunies par leur passion pour la violence. Dans ces deux cas les firm sont un exutoire, pour les classes populaire, car au stade, plus de classes sociales, plus de patron, juste du foot, des potes et des chants scandés par des centaines de personnes d'une seule voix. C'est ça appartenir à une firm, trimer la semaine pour s'amuser le week-end.

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Un look reconnaissable

Et comme pour tout groupe, pour y appartenir il faut en respecter les codes, comme le look.
D'un prime abord plutôt simple, le style casual est en fait très travaillé et répond à des critères précis, il s'agit la plupart du temps de vêtements d'extérieur, sports et confortables afin d'être à l’aise pour se rendre au stade. Souvent composé d'une veste courte d'inspiration Harrington (comme la Soft Shell-R de Stone Island, marque très prisée des collectionneurs casuals), d'un jean clair relativement ajusté (coupe slim) et d'une paire de basket blanche comme les Adidas Samba, un modèle très apprécié par les lads.



Bien plus qu'une mode : une culture



Une passion de génération en génération

Ce mouvement n'est pas que violence et drogue, ce n'est que la partie visible de l’iceberg, c'est même une minorité, aujourd'hui la culture casual est diabolisée par les médias et même par le cinéma comme dans « Hooligans », le célèbre film de Lexi Alexander qui suit une Firm particulièrement violente. Mais la culture casual, c'est aussi le grand père qui emmène son petit-fils au stade un week-end sur deux et qui en grandissant devient autant fan de fringues d'extérieur que de son club et qui une fois adulte ouvrira un shop dédié à la mode casual. C'est surtout ça l'état d'esprit Casual.

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Le casual ce dandy

En effet, malgré tout ce qu'on peut lire de sulfureux sur la culture casual, le casual est un dandy. Il y a une contre vérité qui circule beaucoup sur cette culture, celle du mec recherché par la police et qui ne s'habille que pour passer inaperçu, ça n'est plus entièrement vrai. Le casual est un dandy qui aime se montrer et exhiber ses petites trouvailles aux abords des stades. C'est un chineurs de pépites vestimentaires et de vinyls rares.



Entre passionné et sapeur fou

Certains affrontements sont même plus que non violents, car comme on peut le lire sur certains sites spécialisés, ce serait des battles de looks. En effet, le principe serait de se rendre 2 ou 3 jours avant le match sur place pour se montrer dans les pubs les plus hypes, les meilleurs disquaires ou encore les shops de fringues les plus pointus. A Londres, une adresse est bien connue des initiés pour être le lieu des batailles de styles, deux groupes, chacun d'un côté de la rue, se toisent en exhibant leurs plus beaux tissus, des petites marques anglaises, des pièces de collections Stone Island …



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Comme conclusion et ouverture nous reprendrons les propos de Luke Taylor redac chef de Real Clobber Magazine et spécialiste sociologie de la mode, recueillis par Vice Sport ;
« Les gens ont commencé à se regarder de travers, à se dire "ma veste coûte plus cher que la tienne" et ce genre de trucs. Je pense que c'est aussi un moyen pour les gens des classes les moins favorisées d'avoir l'impression d'échapper à sa condition en descendant au pub du quartier avec une veste à 400 euros. C'est une fuite aussi, mais ça fait vivre de se demander qui a la plus belle fringue. »