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You Must Create durably

Fondée par Fraser Moss et Jimmy Collins en 1995, You Must Create, aka YMC, a su s’imposer comme l’une des marques les plus durables et influentes du Royaume-Uni. Chaque saison, la marque propose un vestiaire intemporel, et toujours pertinent, dans des matériaux de qualité et réalisés avec un savoir-faire irréprochable.

Vous l’aurez compris « You Must Create » est un appel à la créativité, à dépasser les frontières de la monotonie. Pour respecter ce mantra tout en gardant la notion d’un vêtement unisexe et intemporel, le duo a décidé de s’inspirer des standards utilitaires, en réinventant les bases du vestiaire workwear et militaire, toujours dans des coupes architecturées propres à leur identité de marque.


Figeant l’air du temps, couplé à un passé fortement influencé par les contres-cultures, la marque se présente comme anti-mode, qui avance à contre-courant.

Avec vingt-six ans d’ancienneté, elle compte 46 collections et aucune ne semble avoir pris une ride. Nous avons d’ailleurs le plaisir de vous présenter notre sélection YMC SS21, de leur dernière collection en date, à retrouver sur notre boutique en ligne et en magasin. Mais revenons d’abord sur cette success story Londonienne, et ce Duo de choc qui ne cesse de nous étonner.



D’un côté, on a le génie Fraser Moss.

Fraser Moss est un directeur artistique un peu givré. Vous le croiserez sûrement dans un disquaire londonien à la recherche du disque le plus poussiéreux. Celui que tout le monde a oublié, mais qui reflète parfaitement son époque.


Car pour lui, tout est toujours parti de la musique. Ses créations et son amour pour les vêtements découlent directement de ses crushs musicaux. Une façon d’appréhender la mode propre aux Britanniques.


Il imagine donc ses collections retranché dans sa cabane au fond de son jardin, platine vinyle en surchauffe, à creuser au plus profond du web les inspirations du passé laissées pour compte.


Fasciné par la street culture, le gallois suit de près tout mouvement qui se rapproche de l’âge d’or de la youth culture au Royaume-Uni. Une fascination qu’on ne pourra pas lui enlever. Entre raves, concerts, squats et soirées endiablées, on peut dire qu’il représente à lui-même cette période.


Il cultive une rebel attitude punk, et baigne dans l’univers de la contre-culture, qu’il ne cesse de revendiquer encore aujourd’hui avec plus de maturité.

De l’autre, Jimmy Collin.

Plus pragmatique que son collaborateur, Jimmy est un pur produit Londonien. Il est né, a grandi et vie toujours à Kensal Green. Pour lui, c’est sa force. Il se nourrit de la beauté, de la créativité et de la complexité qui inonde les rues de la ville du monde.


Aujourd’hui Collins fait partie intégrante de ce mélange cosmopolite de modernité, de pauvreté et d’opulence, à la pointe de la mondialisation avec ses opportunités et ses dangers.


Un peu moins déjanté que Fraser, Jimmy est dans la sobriété et la concentration. Professionnel et lève tôt, Collins joue dur met un point d’honneur à toujours se réveiller avec le sourire.




Quand les grands esprits se rencontrent.

C’est sur ce mot d’ordre que l’association des deux collaborateurs est née : « toujours se réveiller avec le sourire. »


Les futurs associés se sont rencontrés autour du projet Professor Head. Une marque fondée par Fraser pour contrer l’obsession grandissante du branding ostentatoire, et du focus street-culture trop américanisée à son goût. Réfractaire au concept de mode pure, le directeur artistique voulait avec Professor Head, proposer un vestiaire milieu de gamme minimaliste et sans logo avec une identité européenne.


Mais tous deux déçus par ce projet, les associés décident de quitter le navire pour monter un projet tout beau tout neuf, fidèle à leurs convictions communes : la créativité intemporelle. Nos deux collaborateurs pouvaient enfin se réveiller avec le sourire, et pour un bon moment.

Tout miser sur la créativité.

Le concept n’est pas si différent de Professor Head, à une subtilité près. Moss et Collins voulaient continuer sur une base épurée, minimaliste et utilitaire.


Mais une épice puissante s’est glissée dans l’élaboration du projet. Une phrase que le designer Raymond Loewy a lancé en pleine conférence : « Le fait est que vous devez créer. ». Une simple phrase que nos associés se sont prise en pleine face. « Vous devez créer » résumait donc au mieux leurs idées.


Le message est peut-être difficile à entendre de la part d’une marque de vêtement, mais il est pourtant simple. Le label propose des classiques revisités avec sensibilité, maintenant c’est à nous de nous les approprier pour réinventer les codes.

La marque se présente alors comme vestiaire de basiques utilitaires, flexibles et modulables. La volonté du directeur artistique était d’apporter un peu de sophistication au prêt-à-porter.


Pari réussi, car aujourd’hui, si tout le monde s’arrache leurs pièces c’est pour ce supplément d’âme. Chaque pièce est revisitée avec style et dans des matières toujours triées sur le volet.



Modernisation des standards utilitaires.

Fraser se passionne alors pour le workwear vintage et les tenues militaires. Une attirance pour le vêtement utilitaire qu’il justifie par l’un des principes fondamentaux du design : toute chose doit avoir une raison d’être pour exister.


Il chine les friperies de Londres jusqu’aux kiloshops parisiens pour dénicher les pépites de ces vestiaires standardisés.

Ce n’est un secret pour personne, le génie du vêtement réside dans les subtilités, les détails et le choix des matières. Pour cela Fraser se démène, et déniche des tissus vintages sur lesquels il fait des recherches minutieuses sur leurs origines.


Il revisite également des imprimés historiques avec un œil d’archiviste pour ne pas les dénaturer. Tout y passe, du tissu d’intérieur aux sacs alimentaires datant de la grande dépression.

Un retro-futurisme toujours pertinent.

Marqué par ses inspirations culturelles, YMC créé des collections fortement influencé par la musique, la littérature et les arts, sans oublier le passé Post-punk de Fraser.

Lors des débuts de la marque, Fraser écoutait Stereolab. C’est de là que la marque tire son rétro-futurisme.


Cette idée de regarder vers le passé et de le tordre dans tous les sens pour créer quelque chose tourné vers l’avenir, la société le maîtrise à la perfection. Fraser est conscient qu’on ne peut créer quelque chose 100 % nouveau, et se base alors sur ses valeurs sûres, sans les prendre pour acquis.


Piocher des éléments du passé, c’est intéressant, mais il faut les rendre pertinents et modernes pour créer quelque chose de durable et d’intemporel.




Un succès durable.

Pour Moss la clé de la réussite est simple : « si vous êtes en mouvement constant, les gens seront toujours intéressés par ce que vous faites. » Sa particularité ? Son égoïsme. Fraser conçoit pour lui et personne d’autre.


Cela a commencé par un besoin de vêtements qu’aucune marque n’était en mesure de lui proposer. Comme dit plus haut Fraser n’est pas intéressé par ce que font les autres créateurs. Il se proclame alors comme un créateur intègre et honnête, qui ne suit pas les tendances et ne se fixe pas à la demande du marché.


Ce sont là les valeurs fondamentales du label. Finalement, on en revient toujours à ce nom sciemment choisi. Nos deux collaborateurs s’y attachent, et ont la même éthique depuis 25 ans.


Leur succès réside alors sur leur simple envie commune de créer de beaux vêtements sans pour autant être inconstant ou tendance. Pour eux une création réussie c’est un vêtement acheté 10 ans auparavant, que l’on porte encore aujourd’hui avec la même fougue.

La collection SS21.

Pour cette nouvelle collection, le gallois Fraser Moss s’est plongé dans les écrits les plus occultes. Il s’inspire alors, de la sorcellerie et même du peuple des bois, qu’il retrouve dans les écrits du tristement célèbre occultiste Aleister Crowley ainsi que dans les romans du mystique gallois Arthur Machen.


Certaines références plus contemporaines lui viennent du cinéaste expérimental Kenneth Anger et de la musique de la pionnière de la musique électronique Ruth White.

Fidèle à son thème, le label nous présente pour cet été une collection haute en couleur, et aux symboles ésotériques.


Rouge sang, noir et or, motifs floraux ou encore paisley bien ficelé, cette collection déborde de spiritualité, et d’une sensibilité mystique.

On retrouve les bases du workwear mêlées au sportswear, qui revêtent une allure champêtre. Des pièces revisitées dans une gamme de tissus robustes et légers tels que le lin, la soie ou encore du coton biologique.



Comment ne pas évoquer sa collection de chemise Malick au col cubain à la fraicheur estivale ? Parmi elles, on retrouve la Malick bandana print, une chemise inspirée des 40's dans un motif paisley à carreaux tout droit sorti d’un kaléidoscope.


À noter que la conception est en coton japonais, nous sommes bien évidemment sur une pièce à même de trôner dans un vestiaire haut de gamme.


Aussi, pour la saison SS21, la marque londonienne nous présente le Paisley Jacquard skate pant Sand, un pantalon en coton typé sport, inspiré du pro-skateur révolutionnaire Tony Alva. Subtilement sophistiqué, ce pantalon en jersey italien est réalisé avec paisley embossé ton sur ton. Léger, hybride et contemporain, c’est une pièce unique.

Venez découvrir notre sélection qui évoque parfaitement le label, respire la fraicheur, l’ouverture d’esprit, et promet un voyage vers des contrées fantastiques et inexplorées.